“Zéro cancer du sein“, c’est le nouveau projet de La Principauté des Baobabs. A l’occasion du mois d’octobre consacré universellement à la lutte contre le cancer du sein, La Principauté des Baobabs mène diverses activités dont une sensibilisation sur les réseaux sociaux. Elle s’est déplacée ce samedi au marché de Totsi, au nord-ouest de Lomé, la capitale du Togo (Afrique de l’Ouest) pour sensibiliser les vendeuses et les clientes de cet important espace de commerce togolais. En marge de cette activité, la secrétaire à l’Education, à la Santé, aux Sports et aux Œuvres sociales de La Principauté des Baobabs se livre dans cette interview. Delphine Ably était d’ailleurs au-devant de la sensibilisation.
Madame Ably bonjour. Vous êtes la secrétaire en charge de la santé de La Principauté des Baobabs et par ricochet la responsable du projet “Zéro cancer”. C’est quoi La Principauté des Baobabs ?
C’est aussi une micronation installée sur le territoire togolais à Bolou à 40 km de la capitale Lomé; bien qu’ayant tous les attributs d’un Etat, la Principauté des Baobabs ne revendique pas sa souveraineté mais plutôt compte cohabiter en harmonie avec son Etat hôte tout en aspirant à une reconnaissance par les organisations internationales. Au-delà de l’agriculture et de l’élevage la Principauté des Baobabs se taille une place dans la protection de l’environnement, l’écologie, la santé et des oeuvres sociales.
Quand on est secrétaire (ministre) d’une micronation, est-ce qu’on se considère comme une vraie ministre ? Étant donné que La Principauté des Baobabs se considère comme une part du Togo et n’a aucune revendication d’état indépendant ?
Être ministre dans une micronation comme la Principauté des Baobabs, qui ne revendique pas l’indépendance et se considère comme une partie du Togo, implique une fonction essentiellement symbolique et folklorique. Le titre de “ministre” n’a pas la même portée que dans un État reconnu au niveau international. Il s’agit plus d’une désignation honorifique ou d’une fonction au sein d’un projet communautaire ou d’une organisation. Dans ce contexte, le rôle d’un ministre est lié aux objectifs internes de la micronation, comme la promotion de l’agriculture, de l’écologie ou des œuvres sociales, mais sans pouvoir officiel ou juridique reconnu par l’État togolais ou les instances internationales.
Pourquoi avoir choisi le cancer des seins comme une priorité ?
Le cancer du sein est souvent sous-diagnostiqué et peu compris dans de nombreuses communautés. En tant que Principauté investie dans les œuvres sociales et la santé publique, il est essentiel de sensibiliser les populations locales, notamment les femmes, sur cette maladie qui reste mal connue dans certaines régions rurales. La Principauté des Baobabs étant un projet inspiré par des valeurs charitables et humanitaires, il est naturel de prioriser une cause qui touche de nombreuses vies, et de se concentrer sur la prévention et le traitement d’une maladie qui affecte gravement les familles et les communautés.
Quels sont, selon vous, les symptômes à partir desquels il faut s’inquiéter pour ses seins? Et quels conseils donner aux femmes ?
Les symptômes à surveiller pour le cancer du sein sont les suivants: une masse ou bosse dans le sein, des changements dans la taille ou la forme du sein, une modification de la peau du sein, des changements au niveau du mamelon, des douleurs ou inconfort dans le sein. Pour les conseils aux femmes, je dirai d’entrée de jeu, l’auto-examen régulier car il aide à rester vigilant; ensuite la consultation médicale surtout après 40 ans ou si vous avez des antécédents familiaux de cancer du sein; et enfin nous devons en tant que femmes adopter un mode de vie sain avec une alimentation équilibrée, de l’exercice physique régulier et la limitation de la consommation d’alcool.
Qu’attendez-vous de cette campagne que vous menez contre le cancer des seins pour le bien de nos populations ?
Cette campagne contre le cancer du sein vise plusieurs objectifs clés pour le bien de nos populations. Tout d’abord une sensibilisation accrue des femmes et des communautés sur l’importance de la détection précoce. En diffusant largement l’information sur les symptômes et les facteurs de risque, nous souhaitons que les femmes se sentent plus confiantes pour surveiller leur propre santé et consulter un professionnel dès qu’elles remarquent des changements. Ensuite un dépistage précoce et enfin une réduction des stigmates et surtout l’autonomisation des femmes.
Une dernière question, vous aviez eu un géant projet contre le glaucome, une maladie qui attaque les yeux et rend aveugle. Aujourd’hui, vous êtes dans la lutte contre le cancer des seins. Est-ce que La Principauté des Baobabs est aussi une œuvre de charité humaine ?
En tant que Ministre de la Santé de la Principauté des Baobabs, le choix de faire du cancer du sein une priorité découle de plusieurs raisons spécifiques au contexte de la micronation. Oui, la Principauté des Baobabs se définit sans aucun doute comme une œuvre de charité humaine. Que ce soit dans la lutte contre le glaucome, le cancer du sein ou d’autres initiatives de santé publique, notre mission est profondément ancrée dans l’amélioration du bien-être de nos populations. Notre objectif va bien au-delà de simples actions symboliques ou folkloriques. Nous œuvrons pour des causes vitales qui touchent des vies humaines et avons à cœur de fournir un soutien réel à travers la sensibilisation, le dépistage, l’accès aux soins et l’accompagnement des malades. La Principauté est engagée dans l’agriculture, l’environnement, la santé et le social, des domaines essentiels pour le développement humain durable.
Propos recueillis par www.laprincipautedesbaobabs.com
6 réponses
Initiative à saluer ! Le cancer du sein est véritablement à prendre au sérieux. Merci pour l’effort de sensibilisation que vous faites ! Beaucoup de courage pour la suite, et vivement que des initiatives de ce genre se multiplient afin d’informer et de sensibiliser nos populations sur ce genre de maladies pernicieuses.
Merci beaucoup Rufin!
La Principauté des Baobabs a déja déclaré la guerre au cancer de sein; sur ce ces initiatives et sensibilisations se multiplieront👌
Ce projet est louable et essentiel pour la population locale. Nombreuses sont les femmes qui ignorent encore cette maladie affreuse dans nos communautés. Aussi il est à noter que la stigmatisation de ces dernières, augmente le risque fort élevé de la maladie. Les femmes qui ont une tumeur maligne au sein se font diagnostiquées et traitées ( même si le nombre est encore faible) , par contre quant au cancer du col de l’utérus, elles ne sont pas du tout ouvertes au corps médical pour une bonne suivie de la maladie. Vivement je souhaite que la Principauté des baobabs, tacle ce mal qui gangrène les femmes. Un grand merci à Madame la Ministre .
Très belles actions pilotées par une personnalité de poigne. J’admire la ministre en question et accompagne les actions de la principauté.
instructif; longue vie à la principauté des Baobabs
Merci à la Principauté des Baobabs