Les autorités togolaises ont annoncé le 20 mars les premiers cas de la grippe aviaire dans le nord et le sud du pays. Disposant d’une unité d’élevage de volailles locaux, La Principauté des Baobabs prend des dispositions internes. Elle exhorte les citoyens du pays frère, le Togo, à “respecter scrupuleusement les consignes” et travaille à un plan de riposte au cas où l’épidémie s’exploserait.
C’est avec inquiétude que La Principauté des Baobabs a appris les premiers cas de la pandémie H5N1 ciblant les volailles. Il s’agit de trois préfectures qui sont concernées, essentiellement, deux dans le nord et une dans le sud du Togo. Une concertation au niveau des autorités de La Principauté des Baobabs a permis d’être optimiste, “compte tenu de la mobilisation des autorités togolaises pour contenir le fléau“. Ce qui a tout de même imposé à la micronation basée au sud du Togo la prise de quelques dispositions en vue de protéger son élevage de volailles. Tout en saluant les mesures rapides prises par l’Etat togolais, Son Altesse Max Carmel 1er appelle « togolais et baobabiens à la vigilance”.
Abattage systématique
La principale mesure pour contenir les sujets malades est l’abattage de tout l’élevage. Pour éviter ce cas extrême, Gautier Koffi Agbékodovi, Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat de La Principauté des Baobabs a annoncé une série de mesures à travers une ordonnance prise d’urgence. “Des désinfecteurs ont été systématiquement installés à l’entrée de nos enclos” a fait remarquer le Ministre délégué dans son ordonnance. “D’autres dispositions seront prises pour éviter l’importation du mal” a-t-il promis. La Principauté des Baobabs a fait de l’élevage de volailles locaux appelés “poulets bicyclettes” sa priorité, et la résurgence de la grippe aviaire est une menace “prise au sérieux”. Une réunion d’urgence devrait être consacrée au sujet à la fin du mois de mars alors que La Principauté élargit sur son site de Bolou, à 40 Km de Lomé, son élevage de volailles.
Indemnisation juste
La Principauté des Baobabs dont aucun territoire n’est, jusqu’à ce jour concerné par la maladie réfléchit à proposer au Togo une indemnisation juste, seule gage de transparence chez les éleveurs. “En indemnisant les éleveurs, l’Etat les encourage à déclarer tous les cas suspects” a souligné David Cudjoe Amekudzi. Le Premier ministre de La Principauté des Baobabs entend faire de cette option un cheval de bataille. Le 24 mars, sa ministre déléguée en charge de l’Agriculture et de l’Elevage a rappelé dans un communiqué les gestes adaptés pour réduire l’impact de l’épidémie mais aussi la sensibilisation des populations à la grippe aviaire.
L’agriculture bio, l’élevage naturel et l’agrotourisme sont les principales activités de La Principauté des Baobabs, une micronation installée au sud du Togo depuis 2023.
www.laprincipautedesbaobabgs.com