La Principauté des Baobabs

La Principauté des Baobabs

INTERVIEW: « Le projet de lutte contre le glaucome est un succès impressionnant », Eli Goka, Ministre d’état de La Principauté des Baobabs

Brillant journaliste togolais, à peine à 40 ans, Eli Goka assure le poste secrétaire à l’Equipement et à l’Intérieur de La Principauté des Baobabs, une sorte de Ministre d’état. C’est aussi l’un des principaux acteurs de la campagne contre le glaucome que mène cette organisation sous le patronage de Sandra Johnson, Ministre secrétaire d’état de la Présidence togolaise. Cette dame de cœur est au four et au moulin quand il s’agit de la santé et de l’éducation. Elle n’a pas hésité à accompagner cette campagne qui fut un grand succès à Aného, en marge de la fête traditionnelle locale, ékpé ékpé. Dans la foulée de ce grand événement, Eli Goka a accepté d’accorder un entretien à www.laprincipautedesbaobabs.com. La Principauté des Baobabs entend multiplier de ces genres de campagnes dans tout le Togo. Il faut rappeler que cette principauté est une organisation togolaise, fonctionnant comme une nmicronation agro-touristique, avec à sa tête un Prince symbolique. Bonne lecture.

La Principauté des Baobabs dont vous êtes un des responsables lance une campagne de sensibilisation et de dépistage sur le glaucome, de quoi s’agit-il ?

C’est un projet de santé publique que porte notre organisation au titre de projet prioritaire au plan sanitaire. Vous savez, le glaucome est une maladie grave des yeux qui touche des dizaines de millions d’Africains. Mais la plupart l’ignorent car elle  est très silencieuse et indétectable à vue d’œil. Cette maladie diminue le champ de vision, et  ses premiers signes n’apparaissent qu’une fois que le glaucome a atteint une étape avancée. Si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner une déficience visuelle, voire la cécité. Des rapports sur cette maladie oculaire, révèlent selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), que c’est la deuxième cause de cécité dans le monde. La Principauté des Baobabs étant une organisation qui attache du prix au bien-être de l’être humain en fait son cheval de bataille pour informer dans un premier temps, les populations togolaises sur la dangerosité de cette maladie, et ensuite contribuer à ce que des dépistages gratuits leur soient offerts pour connaître l’état de leurs vues. La vue étant au centre de toute activité humaine, il est très important que les populations à la base soient informées, sensibilisées sur le glaucome. C’est donc un combat, à long terme.

Quel est le contenu du message que vous avez porté pendant cette opération de sensibilisation qui a eu lieu aujourd’hui à Aného ?

Au cours de cette opération de sensibilisation,  nous avons partagé avec les populations rencontrées des informations spécifiques sur le glaucome, notamment: la perniciosité de la pathologie, les différentes étapes de la maladie, ses impacts sur la vue. Nous avons plus insisté sur la nécessité de se faire dépister parce que c’est la seule manière de savoir qu’on en est atteint et de suivre très rapidement le traitement convenable. Le glaucome nécessite un suivi médical et un traitement à vie, et il semble difficile de soigner cette maladie en Afrique. La prévention reste donc  un élément non négligeable dans cette guerre contre le glaucome. Elle impose obligatoirement le dépistage, qui est l’étape suivante de notre projet. Et comme le Togo a une politique de santé basée sur le social, l’accompagnement de Sandra Johnson, secrétaire générale de la Présidence togolaise a été immédiate.

Pensez-vous que vous avez atteint vos principaux objectifs ?

Eli Goka, le Ministre d’état de la Principauté des Baobabs en pleine sensibilisation…

Même si nous estimons qu’il faut élargir davantage la cible et l’environnement des bénéficiaires, nous nous réjouissons d’avoir atteint nos objectifs principaux notamment sur l’effectif ciblé, l’attention des populations à connaître réellement ce qu’est le glaucome. Le projet de lutte contre le glaucome est un succès impressionnant. J’ai été personnellement impressionné par des bonnes dames des marchés qui nous remerciant avec émotion et insistaient pour suivre la suite avec nous, notamment le dépistage. Nous avons distribué plus de trois mille flyers, dans le marché de Glidji- Kpodji, dans les différents lieux de regroupement de la localité, surtout en cette période de grande ambiance liée à Épé-Ékpé. Des articles de presse, des émissions radio-télé ont été mis également à contribution pour passer nos messages sur le glaucome.

Quelle sera la suite à l’opération que vous avez faite aujourd’hui à Aného ?

Notre opération va se poursuivre jusqu’au 15 septembre selon un agenda bien défini. La phase de sensibilisation lancée à Glidji va continuer jusqu’au 10 septembre avec des émissions  radios, des articles de presse, la publication de capsules vidéo et visuelles sur le glaucome. L’étape finale sera consacrée au dépistage avec des techniciens ophtalmologues, et ce sera vers mi-septembre sur l’esplanade du marché de Glidji près d’Aného, la ville balnéaire du Togo.

La ministre Sandra Johnson vous a été d’un grand appui, apparemment. Pensez-vous que le Togo fait de la santé de ses populations une priorité ?

Évidemment, la ministre Sandra Johnson est un soutien indéfectible à notre projet. Elle reste très attentive par rapport à l’appui institutionnel et financier qu’il nous faut pour réaliser ce projet d’intérêt public. La santé publique reste une priorité du gouvernement au menu de ses projets. C’est un véritable défi que le gouvernement togolais s’active à relever à travers plusieurs projets de santé. Il s’est d’ailleurs doté depuis 2019 de la politique nationale de qualité des services de santé, et récemment en 2022, du Plan national de développement Sanitaire, qui ont tous pour objectif d’offrir des services de santé de qualité accessibles

sans difficultés financières aux populations.

Est-il facile de mobiliser du financement pour un projet autour d’une maladie si méconnue ?

Non pas du tout. Nous avons eu d’énormes difficultés pour mobiliser le financement de cette opération vu que le glaucome est une maladie très peu connue. Mais à partir du moment où la ministre Sandra Johnson a accepté de patronner l’événement, son nom est porteur et déclencheur d’attention au Togo. C’est l’occasion pour nous d’exprimer encore une fois toute notre gratitude à la ministre Sandra Johnson, à la lonato, loterie nationale du Togo, et des personnalités qui, à titre individuel nous ont soutenus.

Une dernière question, comment devient-on ministre d’état d’une principauté ?

Une question bien drôle mais pertinente. Vous savez notre association La Principauté des Baobabs fonctionne symboliquement comme un Etat, avec à sa tête un prince, un premier ministre, un ministre d’État et des ministres, secrétaire d’État… Toutes ces nominations relèvent du pouvoir discrétionnaire de son Altesse le Prince. Mais au fond, ce sont des titres symboliques qui ne valent qu’au sein de notre principauté. J’ai eu le privilège d’avoir sa confiance pour occuper le portefeuille de ministre d’État. Je n’en suis que flatté et heureux.

Propos recueillis par www.lapinricpautedesbaobabs.com

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