La Principauté des Baobabs

La Principauté des Baobabs

PDB : Au vin de palme, la boisson officielle de la Baobabie, levons nos calebasses !

Tous les événements sans exception à la Principauté des Baobabs (PDB), des plus informels au plus officiels, qu’il s’agisse de conseils de ministres, de réunions extraordinaires, de simples visites de routine ou de grandes célébrations à l’instar de la fête la nationale, ont toujours un côté spiritueux. Au sens distillat du terme, les meilleurs vins occidentaux et des liqueurs importées ; et au sens fermentescible, la sève du palmier, majestueuse  et pétillante. Ce vin de palme recueilli-maison est déclaré boisson officielle de la  PDB par Son Altesse Max Carmel 1er et est au centre d’un important projet de rhumerie tropicale.

Fêtards, noceurs et bons viveurs, le Prince et son gouvernorat ne badinent pas avec les festivités, les réceptions et la bonne chair. Mieux, elles sont instituées. Et les occasions de retrouvailles sur le domaine de La Principauté sont copieusement empiffrées et arrosées à profusion. A chaque événement principautaire grand ou petit, avant même que ne soient prêts les mets qui sont d’ordinaire cuisinés sur place, les calebasses se remplissent et se vident sans arrêt, que l’on soit en pleine réunion, dans des cérémonies officielles ou en promenade sur le site. Quoi de plus normal pour une principauté toute catholique? Le vin de palme fait recette à la Principauté des Baobabs, il coule à flot et résiste fort bien à la concurrence que tentent de lui livrer les liqueurs modernes. Mais avant tout, ce liquide blanchâtre est à la fois historique, symbolique et identitaire…

Boisson historique est identitaire

Sortez les calebasses !”. A chaque fête, c’est l’injonction sur laquelle insiste le Ministre d’Etat. Eli Goka, par ailleurs journaliste, est un gros buveur de vin de palme. Et le vin de palme se boit généralement, dans des calebasses de tailles diverses.  Cette boisson traditionnelle, au goût aigre et dont le taux d’alcool se situe entre 7 et 11,5%, est commune à plusieurs régions du monde, l’Afrique étant sans doute le continent le plus arrosé de l’enivrant liquide, mais également des populations en  Asie, Amérique du Sud et Océanie la connaissent et la consomment couramment. S’il peut paraître banal ailleurs, à la Principauté des Baobabs, le vin de palme est l’élixir national. « Le vin de palme est notre boisson officielle, car avant notre arrivée, les palmiers peuplaient déjà nos terres. Avec eux, commence l’histoire de notre principauté. Nous n’avons qu’à les exploiter pour en extraire le breuvage biologique sans le moindre addictif. Nous sommes une cryptarchie agro-pastorale investie dans l’agriculture bio et écolo. Notre vin de palme naturel s’impose à la Baobabie comme notre boisson culturelle et identitaire », a solennellement déclaré Son Altesse Max Carmel 1er, le 14 juillet 2024, à l’occasion de la célébration de la première fête nationale de la principauté. Sur le territoire du palais qui abrite provisoirement toutes les manifestations de la Baobabie, désignation courte de La Principauté des Baobabs, et qui s’étale sur deux hectares, on dénombre au moins soixante-six palmiers couchés à même le sol, libérant dans leur sommeil éternel la sève de vie dont raffolent les Baobabiens.

Une méthode éco-protectrice

Que l’on se rassure, le renouvellement de l’espèce est garanti, car un palmier abattu à la Principauté en vaut trois plants mis en terre. Et à ce jour, plus de deux cents palmiers et cocotiers sont plantés en lieu et place de ceux coupés. Mieux encore, le procédé de l’entaillage est actuellement à l’étude pour remplacer l’abattage des palmistes. S’il s’avère concluant, il sera adopté, car l’entaillage permettrait de préserver l’arbre plus longtemps et de le garder continuellement productif. Un énorme avantage.

Au-delà des valeurs historique et culturelle que revêt le vin de palme pour les habitants de la Principauté, ce breuvage est aussi prisé pour son goût sucré et fruité, pour sa légère pétillance qui lui donne une sensation rafraîchissante en bouche. Dans les réjouissances à la Baobabie, on préfère le boire fraîchement récolté et avec des morceaux de glaçons. Le prince et ses plus proches collaborateurs ont également coutume de le panacher avec de la bière noire ou de la Guinness, une mixture sensée donner de la force et de l’énergie. Un mélange dont chacun évite d’évoquer l’effet aphrodisiaque. Le vin de palme, c’est aussi la boisson de paix, qu’on boit en Afrique de l’ouest et du centre après avoir conclu la paix entre deux personnes ou deux ethnies. En Afrique centrale, il est servi dans la foulée des mariages “afin de sceller définitivement les unions“. Parallèlement à cette consommation primaire et basique qui se fait de cette eau-de-vie, la Principauté se prépare à lancer un projet plus grandiose susceptible de se faire une place sur le marché du spiritueux

 Et bientôt la rhumerie

La quantité de vin de palme récoltée à la Principauté des Baobabs a atteint 3500 litres au bout de quelques mois. Malgré l’abreuvage illimité qui en est faite, seulement 700 litres environs ont été consommés ou offerts. Un grand stockage reste sur place. De quoi faire une rhumerie pour distiller du sodabi, rhum local, mais surtout pour fabriquer du rhum et toutes sortes de liqueurs à base de vin de palme. L’idée émise par Son Altesse Max Carmel 1er séduit le chef du conseil de gouvernorat qui envisage déjà « l’installation à Lomé d’une rhumathèque imposante où seront exposés nos spiritueux et d’autres produits de la Baobabie ; et bien évidemment nous devons réfléchir aussi à l’exportation de nos liqueurs », s’est extasié Son Excellence David Cudjoe Amékudzi.  En attendant que les alambics, les fûts, les chais et les ateliers de mélange soient implantés à la Principauté, pour ouvrir l’ère de la production à grande échelle des liqueurs made in PDB, le vin de palme bio continuera de couler pour les papilles gustatives de tous, les visiteurs et étrangers aussi.

Venez-en boire, c’est gratuit.

@Photo illustrative: Un conseil des ministres en toute “calebassée”… , crédits photo: La Principauté des Baobabs.

www.laprincipautedesbaobabs.com

 

 

 

 

 

 

 

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