La Principauté des Baobabs

La Principauté des Baobabs

TOGO: En marge du RNA-5 et face aux défis, d’innovants soutiens multiformes s’imposent à l’agriculture

Le RNA-5, 5ᵉ Recensement National de l’Agriculture du Togo publié le 9 avril 2025, révèle une agriculture fortement dominée par des exploitations de subsistance qui sont marquées par une vulnérabilité foncière et un faible niveau de mécanisation. Il ne reste plus qu’à l’Etat matrice de la Principauté des Baobabs d’apporter des solutions idoines qui passent aussi bien par la modernisation du secteur que par l’amélioration des conditions des agriculteurs.

Ce recensement a permis de toucher du doigt la réalité alarmante de l’agriculture dans notre pays, avec de quoi s’inquiéter. Parmi les 677 692 ménages agricoles recensés, un peu plus de la moitié, 51%, cultivent avant tout pour s’assurer une autonomie alimentaire. La précarité foncière est alarmante, avec 78% des exploitants qui ne disposent pas de garanties foncières et 57% qui ne cultivent pas plus de deux hectares. Cette insécurité limite l’investissement et freine l’adoption de pratiques agricoles modernes et surtout, rend caduque l’avenir d’un secteur qui emploie 65% de la population.

Faible Mécanisation et Dépendance aux Pluies

Une agriculture à la houe, au coupe-coupe et à la daba, même faite avec sourire, ne peut être que domestique et non autosuffisante

Seule 6,24% des exploitations utilisent des tracteurs, et 33% recourent à la traction animale, ce qui témoigne d’un retard en matière de mécanisation. L’irrigation est presque inexistante, avec seulement 4% des agriculteurs qui y ont recours. Une agriculture trop dépendante des conditions climatiques accentue les risques liés aux sécheresses et aux fluctuations de rendement.

Un Poumon Économique en Milieu Rural

Le RNA-5 confirme que l’agriculture demeure le moteur économique des zones rurales, avec une concentration six fois supérieure à celle des zones urbaines. La région des Plateaux joue un rôle clé en tant que grenier du pays, tandis que l’élevage—particulièrement l’aviculture—offre des perspectives intéressantes pour la sécurité alimentaire et la génération de revenus.

Des Solutions pour Transformer l’Agriculture Togolaise

Pour améliorer la situation, plusieurs axes stratégiques peuvent être explorés. Il faudra tout d’abord sécuriser le foncier et formaliser les droits coutumiers pour offrir une stabilité aux exploitants. Une autre priorité sera celle de la modernisation des outils agricoles avec des aides à l’acquisition de matériel et des formations à l’irrigation efficace. A cela doit s’ajouter une organisation des producteurs à travers des coopératives, ainsi qu’un renforcement de capacités pour améliorer leur accès aux marchés. Quid des infrastructures ? Notamment celles du transport et de stockage ; elles exigent d’être améliorées et développées pour réduire les pertes post-récolte. Il sera également capital d’encourager les femmes et les jeunes, en facilitant leur accès au foncier et à l’entrepreneuriat agricole.

La Principauté des Baobabs pour des soutiens multiformes

Etant axée sur l’agriculture, La Principauté des Baobabs plaide pour des soutiens multiformes. Plus que des subventions, la micronation installée au sud du Togo plaide pour le renforcement de groupements agricoles et la facilitation d’accès aux prêts. “l’agriculture togolaise restera embryonnaire tant qu’elle n’est pas accompagnée de façon stable et constante” constate la Principauté dans un document d’étude interne. “Il y a des idées innovantes comme le Mifa et les agropoles, mais pour être efficaces, ils doivent être constantes” insiste-t-elle. Pour cette organisation de plein pieds dans l’agriculture, “seule une revalorisation des acteurs peut susciter des vocations de qualité” dans un monde dominé par les réseaux sociaux et les apparences. Il faut, selon elle, “sécuriser le foncier en premier lieu” et “renforcer les capacités des acteurs” par des formations pratiques.

Alors que les prochaines phases du 5ᵉ Recensement National de l’Agriculture poursuivront l’analyse approfondie du secteur jusqu’en novembre 2025, ces résultats offrent des pistes essentielles pour bâtir une agriculture togolaise plus résiliente et prospère. Mais cela passe par une réadaptation de la politique agricole qui assure aux acteurs des revenus conséquents.

www.laprincipautedesbaobabs.com

 

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