Alter Etat ou micro-nation symbolique et à but agro-touristique, écologique, solidaire et d’obédience catholique, La Principauté des Baobabs est une cryptarchie, une monarchie constitutionnelle, dirigée par un Prince porté par un gouvernement local (Le Conseil du Gouvernorat avec à sa tête un Chef de Conseil faisant office de Premier ministre), et un Parlement constitué des ouvriers agricoles, amis, sympathisants, citoyens d’honneur et autres résidents de la Principauté. Elle dispose d’une citoyenneté tout aussi symbolique, avec une carte d’identité et un passeport tout autant qu’un drapeau, des armoiries, une monnaie (le digitata), un hymne national, une armée plutôt folklorique (le régiment des Amazones) ou encore une devise et quelques symboles. Bref, un vrai Etat, en apparence.
La Principauté des Baobabs (gentilé : baobabiens) est à la base un géant projet agro-pastoral. L’idée était de créer un village ou un espace autonome en tout (électricité, eau, gaz, système de santé, éducation, etc.) avec pour socle une agriculture circulaire, bref un cocon autosuffisant dans le domaine alimentaire. Le tout autour d’une agriculture bio et écolo, inspirée de la politique “verte” du Vatican défendue par le pape François dans son encyclique Laudato Si. Un pays de rêve qui replace l’homme au cœur de ses préoccupations avec une place de choix pour l’Education et la Santé. Mais rapidement, les acteurs de cette aventure ont, sous l’inspiration du journaliste et écrivain MAX-SAVI Carmel, opté pour une totale autonomie symbolique et donc une micronation. Une option devenue une réalité depuis juillet 2023 et ces acteurs ont entamé, en juillet 2024, une mise en place progressive de ses institutions, organisations et structures. La Principauté des Baobabs est l’une des rares micronations africaines très actives même si le continent en compte une douzaine d’autres et qu’il en a, pas moins de 400 dans le monde. Le plus grand atout de La Principauté des Baobabs est d’être porté par un projet agricole et donc écnomique.
Ainsi naquit cette micronation qui n’a aucune revendication idéologique, ni politique ou économique mais se veut une sorte d’organisations solidaire, liée à un territoire, qui lutte contre l’extrême pauvreté. Objectif, réussir, en communauté restreinte, le défi agricole qui est celui de l’Afrique par l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, dans le cadre d’une agriculture bio et écologique mais aussi d’une communauté de destin motivée par l’humanisme. Depuis, à la fin de sa régence en juillet 2024, Max-Savi Carmel y règne sous le nom de trône de Max Carmel 1er. David Cudjoe Amekudzi, journaliste radio d’origine togolaise, en est le Premier ministre avec un gouvernement restreint et de nombreuses activités essentiellement humanitaires et sociales.
La Principauté des Baobabs s’étend sur trois sites distincts, appelés “Faubourgs”, sortes de communes baobabiennes, à une dizaine de kilomètres à la ronde entre les préfectures togolaises de Zio et de l’Avé (Sud). A Bolou, à une quarantaine de kilomètres de Lomé, la capitale du Togo, dans la préfecture de Zio se trouve le site dit “Le Palais” qui s’étale sur environ 3 hectares. Il loge la résidence du Prince, le siège du parlement, le siège du gouvernorat ainsi qu’un centre d’expérimentation d’agriculture et d’élevage, bref, c’est la capitale. A Agbozumey, dans la préfecture de l’Avé, à une dizaine de kilomètres de là, se trouve le site dit “Cité” qui abrite l’administration et le secteur Elevage et Halieutique. Ce 2e Faubourgs s’étend sur 7 hectares. Puis entre les deux, se trouve le site dit “Les Champs”, un peu plus de 20 hectares en tout, consacrés à l’agriculture proprement dite. Les trois sites se trouvent tout au long de la route reliant Tsévié et Kévé, deux villes moyennes du sud Togo.
La Principauté des Baobabs n’a pas pour vocation d’être reconnue par un Etat ou une organisation transnationale, elle s’inscrit dans la continuité territoriale du Togo et entend être un élément de curiosité, d’attraction touristique et de manifestation de la solidarité humaine, à échelle réduite.