Une bonne quarantaine de micronations se sont retrouvées en sommet en France cette année. Un rendez-vous de ces énigmatiques mini-nations du monde entier, ayant en commun la langue française, une manière d’imiter la Francophonie. Ce sommet est le 4e du genre. Occasion pour La Principauté des Baobabs de manifester son désir d’adhérer à la Microfrancophonie.
Empires, principautés, républiques et états indépendants nés de l’imagination de leurs créateurs se sont réunis à Saint-Antoine-l’Abbaye les 24 et 25 août 2024 pour le 4e Sommet de la microfrancophonie. Un événement d’aspect baroque mais au menu très sérieux, comme le montre la mobilisation des dirigeants de ces micronations. Ils sont venus du monde entier pour ce 4e sommet. A l’occasion, La Principauté des Baobabs qui n’a pas pu y être représentée a adressé une lettre formelle d’adhésion.
Saint-Antoine-L ’Abbaye, capitale de pays fantômes
Rêveurs, utopistes, poètes, philosophes ou “doux dingues” – certains ne réfutent pas le terme –, les membres d’une vingtaine de micronations francophones se sont retrouvés ce week-end à Saint-Antoine-l’Abbaye pour le 4e Sommet de la microfrancophonie. Ils sont venus de toute la France, mais aussi de Belgique voire carrément de Montréal au Canada pour ce qui est du ministre-président du Neugraviat de Saint-Castin, secrétaire général en fonction de l’Organisation de la microfrancophonie. Celle-ci a pour but de favoriser l’harmonie entre ces alter-États, non belliqueux et à l’esprit bon enfant, réunis pour apprendre à se connaître et aborder des thématiques de gouvernance ou sociétales on ne peut plus actuelles : environnement, droits de l’humain, cultures minoritaires et appropriation, lutte contre les risques de dérives sectaires, justice micronationale…
La Principauté des Baobabs rêve d’accueillir l’événement
Créée en 2023 et effective depuis juillet dernier, La Principauté des Baobabs est la micronation la plus active du continent africain. Elle est installée au Togo, à une quarantaine de kilomètres de Lomé dans une localité appelée Bolou, près de Tsévié (sud). Cette année, elle n’a pas pu participer à ce qui aurait pu être son premier sommet microfrancophone mais espère “être au prochain rendez-vous” a précisé son Premier ministre. David Cudjoe Amekudzi est impatient que La Principauté des Baobabs adhère à cette communauté ouverte sur le monde et surtout, “que La Principauté accueille un prochain sommet microfrancophone“. En attendant, Max Carmel 1er, le Prince régnant, a adressé une lettre au secrétaire générale de la Microfrancophonie pour demander l’intégration de La Principauté des Baobabs. Une délégation devrait aller défendre le dossier de la plus active micronation africaine au prochain sommet d’ici deux ans.
L’Organisation de la microfrancophonie (abrégée en OMF), est une organisation inter-micronationale fondée le 27 mai 2016 dans le but de favoriser l’harmonie entre les alter-États et autres entités francophones. Initiée dès 2015 par la République de Saint-Castin et la Principauté d’Aigues-Mortes, elle se veut être un outil promotionnel pour la francophonie, et de cohésion entre ses membres.
www.laprincipautedesbaobabs.com avec Le Dauphiné Libéré