Le 15 décembre dernier, à la suite d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de l’Union Micronationale d’Afrique de l’Ouest (UMAO), La Principauté des Baobabs a adhéré à l’organisation sous régionale. Elle prend par la même occasion le poste de Secrétaire général et entend contribuer à la construction d’une “communauté de cryptarchies assez efficace” pour l’Afrique.
Comptant quatre membres, La Principauté des Baobabs en est le cinquième, l’UMAO est une organisation récente, mise en place par plusieurs micronations ouest africaines. Notamment, la République de Toubak, installée en Côte d’Ivoire et qui en a pris la présidence tournante. C’est aussi à Atlas, la capitale de cette micronation que se trouve le siège de l’Union Micronationationale de l’Afrique de l’Ouest. L’UMAO est aussi la toute première organisation africaine qui regroupe ces petits états à la fois très sérieuses dans leur organisation et fantaisistes par rapport aux pays classiques. Républiques, royaumes, principautés, Etats, Sultanat, Empire, etc…, ces petits pays aussi virtuels que réels, s’étendant le plus souvent sur de petites portions de terres, séduisent de plus en plus dans le monde.
A l’unanimité
C’est à l’unanimité de tous les membres que La Principauté des Baobabs a fait son entrée. Elle était représentée, lors de la Conférence qui a eu lieu par vidéoconférence, par son Premier ministre. “Nous présentons formellement notre candidature pour une entrée au sein de l’UMAO” a-t-il débuté, promettant “un apport pertinent et constructif de La Principauté des Baobabs“. David Cudjoe Amekudzi est revenu en long et en large sur la vision “diplomatique plutôt ambitieuse de Max Carmel 1er” qui espère de cette adhésion “la construction d’une communauté plus forte et plus prospère” a-t-il avancé. Le Premier ministre de La Principauté des Baobabs présentera ensuite cette micronation très active, installée depuis juillet 2023 au Togo, à une quarantaine de kilomètres de Lomé. L’entrée de La Principauté des Baobabs a été saluée par des applaudissements.
Une nouvelle ère
Absent du sommet où il est représenté par son Premier ministre, le Prince régnant de La Principauté des Baobabs est intervenu par vidéoconférence lui aussi, pendant quelques minutes dans la foulée de l’adhésion de son Etat qu’il veut écologique, agricole et catholique. “Nous saluons une nouvelle ère qui s’ouvre pour La Principauté des Baobabs” a-t-il précisé, exprimant sa fierté que le poste de Secrétaire général revienne à sa Principauté. Max Carmel 1er promet une “présence stratégique et fructueuse” avant de nommer par décret, dès le lendemain 16 décembre, sa ministre de l’Education, de la Santé, du Sport et des Œuvres sociales au poste de Secrétaire générale de l’UMAO. Delphine Ably a pris service, dans la foulée de sa nomination, le 17 décembre.
Une micronation est un état qui n’est reconnu ni par les états classiques, ni par la communauté internationale, ni par l’Organisation des Nations Unies mais qui fonctionne comme un vrai pays. Les micronations se reconnaissent mutuellement entre elles par des conventions. Il en a environ 400 dans le monde dont 200 sont plus ou moins actives. La Principauté des Baobabs est installée au Togo, à Bolou, à 40km de Lomé, la capitale, entre les villes de Tsévié et de Kévé. Elle s’investit énormément dans l’action humanitaire, la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’écologie et de l’agriculture biologique. Max Carmel 1er en est l’actuel Prince régnant.
www.laprincipautedesbaobabs.com
Image d’illustration: Drapeau de l’UMAO